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Et une! et deux! et 10 milliards!

Et une! et deux! et 10 milliards!

8, avr 2012

Pourrait-il y avoir des dizaines de milliards de mondes habitables dans notre propre galaxie? C’est les résultats, un peu ironique après les communications hebdomadaires de la NASA à propos de chaque « nouvelle » Terre, d’une nouvelle étude recherchant des planètes rocheuses dans les zones habitables autour des naines rouges. Une équipe internationale d’astronomes utilisant le spectrographe HARPS (High Accuracy Radial Velocity Planet Searcherde l’ESO  (European Southern Observatory) estime maintenant qu’il ya des dizaines de milliards de planètes dans notre galaxie, la Voie Lactée, et sans doute une centaine dans le voisinage immédiat du Soleil (moins de 30 années-lumières).

Environ 40% de toutes les naines rouges ont en orbite dans la zone habitable où l’eau liquide peut exister une super-Terre, d’après Xavier Bonfils, de l’IPAG, l’Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble. Les naines rouges sont très communes – il y a en environ 160 milliards dans la Voie Lactée – ce qui conduit à ce résultat étonnant. Il s’agit de la première estimation directe du nombre de petites planètes rocheuses autour de naines rouges. Cette découverte s’ajoute à une autre découverte qui suggère que toutes les étoiles dans notre ciel nocturne ont au moins une planète en orbite… notre galaxie pourrait être grouillante de mondes.

Cette équipe a utilisé le spectrographe HARPS sur le télescope de 3,6 mètres à l’Observatoire de l’ESO à La Silla au Chili pour rechercher des exoplanètes en orbite autour de la forme la plus commune d’étoiles de la Voie Lactée. Ces étoiles sont pâles par rapport au Soleil, ont une durée de vie très longue, et représentent 80% de toutes les étoiles dans la Voie Lactée.

L’équipe de HARPS a sondé un échantillon soigneusement choisi de 102 étoiles naines rouges dans le ciel austral au cours d’une période de six ans. Un total de neuf super-Terres (planètes de masses comprises entre un et dix fois celle de la Terre) a été trouvé dont deux dans la zone habitable, Gliese 581 et Gliese C 667. En combinant toutes les données, y compris les observations d’étoiles qui n’ont pas de planètes, et en comptant la fraction de planètes existantes pouvant être découvertes, l’équipe a été en mesure de mesurer la fréquence des planètes. Elle constate que cette fréquence d’apparition des super-Terres dans la zone habitable est de 41% avec un intervalle de 28% à 95%.

Bonfils et son équipe a également mesuré que les planètes rocheuses étaient beaucoup plus fréquentes que les géantes de gaz telles Jupiter et Saturne. Moins de 12% des naines rouges sont censées avoir des planètes géantes (de masse comprise entre 100 et 1000 fois à celle de la Terre).

Cependant, les mondes rocheux en orbite autour de naines rouges ne seraient pas forcément un bon endroit pour passer vos première vacances extraterrestres ou pour abriter la vie. Comme l’explique Stéphane Udry de l’Observatoire de Genève : « La zone habitable autour d’une naine rouge est beaucoup plus proche de l’étoile que la Terre ne l’est du Soleil ». Les conséquences? : « les naines rouges sont connues pour être soumises à des éruptions solaires  qui peuvent baigner la planète de rayons X ou de rayons ultraviolets, réduisant les chances de vie à la surface de ces planètes. »

Dommage…

Références:

The HARPS search for southern extra-solar planets XXXI. The M-dwarf sample

X. Bonfils, X. Delfosse, S. Udry, T. Forveille, M. Mayor, C. Perrier, F. Bouchy, M. Gillon, C. Lovis, F. Pepe, D. Queloz, N. C. Santos, D. Ségransan, J.-L. Bertaux